![]() | La revue Koukolnyï Master à propos de MOOQLA! 17.04.2007 | |||
| Savez-vous à quel point il est difficile d’en parler ? Parce qu’on éprouve deux sentiments à la fois : enchantement et ravissement naïf et peur d’écrire ou de lâcher involontairement une Parole Interdite. Quand on interroge leur auteur, Polina Volochina, elle répond d’une manière évasive, sans terminer ses phrases. Pourquoi faire ? Elles sont évidentes. Tendres. Vulgaires. Petites. Adultes. Vicieuses (à souligner). Idiotes. Intelligentes. Elles savent tout. Elles partent quelque part à l’âge de 16 ans. Et elles disparaissent. Mais elles seront toujours avec toi, et elles auront toujours «moins de 16 ans», même quand tu grandiras. Et on a tellement envie qu’elles restent pour toujours? Mais j’ai bien peur de dire maintenant quelque chose d’interdit. Et voilà, il fallait que j’écrive un article sur cet intéressant projet de nouvelles poupées, sur cette production qui ne ressemble à aucune autre, sur l’idée d’interaction, sur la synthèse de l’art, de la poupée et de la littérature, sur la «légende» bien inventée, sur le travail méticuleux d’une foule de personnes, sur la haute technologie employée et l’artisanat … Et il fallait aussi parler du design, et de la production, et du succès obtenu à Shanghai et à Nuremberg et de ceux qui les achètent et du fait qu’elles sont devenues un objet de culte. Mais je n’arrive pas à écrire sur toutes ses choses professionnelles. J’ai seulement envie de dire qu’elles ont besoin d’amour. Mais chut ! | ||||







